VOGTS VILLA

 

Merci à Valérie (alias Tarzan) pour ses traductions depuis le norvégien

 

De retour à la vie
(Tilbake til Livet)


Plus tôt un matin
C’était comme c’était
Je me suis tourné vers le ciel
Mais c’est la terre qui m’a répondu
Tout s’est à nouveau recrée
Et je ne sais pas quoi
Je me sentais étrange
Mais cependant heureux

De retour à la vie
Si tu veux m’emmener
Laisse la pluie être encore la pluie
Laisse le vent être le vent
C’est ici sur terre
Peut être est-ce ici que cela se passe
Peut être pourrions-nous aller faire
Un tour dehors et voir

Je me rappelle une fille
Elle se rêvait rassasiée
Tellement rassasiée des jours
Comme aucune fille que j’ai vue
Oppressée d’espoir
Si lamentable et fatiguée
Quand elle traverse la terre
Souple et
légère

Regarde les oiseaux voler
Laisse l’âme voler avec
Regarde – Tout sur terre salue
Quand un rêveur arrive en bas
Mets le doute au doute
Regarde ce qui se casse
Regarde tout sur terre salue
Un rêveur qui retourne chez lui.

* * *

Je ne connais rien de l’avenir
(Jeg kjenner ingen fremtid)


Je ne connais rien de l’avenir
Mon chemin est le prochain pas
Chaque foulée est un voyage
Chaque instant est mien

Je ne connais rien du passé
Je secoue la poussière sur
Moi avant de quitter
Tout ce que la veille m’a donné
Chaque pensée et souci
Je les reporte au lendemain
Va attendre que je revienne
Avec une nouvelle défaite

Chaque larme que je verse
En raison des choses qui étaient
Va poser de nouvelles questions
Et ne me donne jamais de réponses

Nous sommes prisonniers du temps
Et dominé par les ans
Mais notre royaume est réfugié
Dans les secondes qui passent
Et quand il n’est pas nôtre
Les secondes deviennent longues
Longues comme des années

Mon avenir est une pensée
Mon passé – seulement un mot
Mais je suis le moment
Où les forces de la vie résident.
 

* * *

L’homme dans le rêve
(Herre i drømmen)


Qui est l’homme dans le rêve
Qui s’est jeté dans ton océan
Et a constitué les plus puissantes vagues
Alors tous ont reconnu ta puissance ?

Qui a gagné la grande bataille
Qui est devenue infiniment grande dans ton pays
Entre moi et le peuple d’Æron ?
Qui se tenait en avant triomphalement dans ton rêve ?

J’ai fait un rêve, et l’offrit
Ainsi maintenant je me promène avec un
Corps rêvassant
J’ai fait un rêve, et le détruisis
Ainsi maintenant j’ai un désir dans mon âme

Tu es l’homme dans le rêve
Qui s’est jeté dans mon océan
Et a constitué les plus puissantes vagues
Ainsi tous connaissent ta puissance

Tu as gagné la grande bataille
Qui est devenue si grande dans mon pays
Entre moi et le peuple d’Æron ?
Tu te tenais en avant triomphalement dans mon rêve.

* * *

Etranger ici
(fremmed her)


Tu prends ce que tu fais
Tu prends ce que tu vois
Tu ne te donnes jamais
Si cela est encore plus
Tu es toujours en quête
Tu viens toujours en avant
Mais tu n’as aucun répit
Tu n’as aucun endroit où aller
Quand tu dois rentrer chez toi

Je te connais maintenant
J’ai entendu ton cœur battre
Aussi j’ai essayé d’y aller
Alors emmène moi
Là j’ai un jour trouvé la paix
Peux tu te rappeler où c’est ?
Ici aussi je suis étranger
Emmène moi
Si tu sais où c’est
Car je suis étranger ici

Tu ne ressembles à rien
Tu ne lèches jamais tes blessures
Quand tu as été blessé
Est-ce toi qui as frappé ?
Tu es quelqu’un de gentil
Ou très méchant
Tu n’as aucun répit
Tu n’as pas d’endroit où aller
Quand tu veux rentrer chez toi

Je suis allé là-bas nu
Tu as gardé tes vêtements
Tu m’as tenu à distance
Tu voulais le garder là-bas
Tu as ri des gens nus
Maintenant tu es l’un d’eux
Maintenant tu recherches un abri
Mais tu n’as pas d’endroit où aller
Quand tu veux rentrer chez toi

 * * *

Dimanche matin
(Søndag morgen)


Elle sourit dans son sommeil
Tu te glisses devant
Tu t’habilles d’obscurité
Une porte claque
Alors tu te lèves tout de suite
Tu es venu ici pendant la nuit
Maintenant elle s’éveille peut être
Mais maintenant tu es parti
De bonne heure un dimanche

La ville est bleue
Tard en ce jour de Novembre
Tu n’as pas dormi
Tu n’es pas fatigué
Tu vas dans une rue
Que tu n’as jamais vue

Les rues sont nombreuses
Les pensées sont nombreuses
Tu entends un rire
Tu te retournes et tu regardes
C’était seulement toi-même
Et un diable qui riait
Il y a un coquelicot qui pousse
Dans ton sang

 * * *

Vieux et Sage
(Gammal og Vis)



Je suis né en 49
Suis resté assis au club 7 jusqu’à la fermeture
Réveillé sans ma dame

De 72 à 87
C’était la vie – toi ô toi
Des pilules p à (l’anti toux)

Je ne veux pas devenir vieux et sage
Je veux devenir une vieux cochon
Nicorett et nutrilett
Non à la beuverie et la cigarette
Je dois manger, je suis rassasié

A Paris quand cela a claqué
A Berlin quand le mur est tombé
J’étais tout proche

Rouge et bleue était la terre avant
Maintenant la terre est simplement touchée
Je l’emmènerai avec moi quand je partirai

* * *

Le taximètre tourne
(Taksemeter går)


Le taximètre tourne
Ne crois pas qu’il se retient
Ne pèse pas tes choix
Sur la balance des rêves
N’attends pas l’amour
Jusqu’à ce qu’il soit parfait
Ta vie suit son cours

Le taximètre tourne
L’univers a des attentes
Des millions d’années
Et maintenant cela est arrivé
Ton cœur bat
Les mois deviennent des années
L’hiver devient le printemps

Le taximètre tourne
Tu crois que tu peux attendre
Tu as besoin d’un peu de temps

Mais le taximètre tourne
C’est tout ce que je peux dire
Ta vie suit son cours
C’est le temps qui défile

* * *

Danseuse céleste
(Himmelske Danser)


Danseuse sans repos
Pieds de mercure
Sens brûlants
Plantes de pieds en feu
La lumière du corps
Elle brûle en elle
Elle ne peut pas s’arrêter
Elle danse aveuglément

Mais maintenant elle peut vivre
Dans le filet où elle est
Maintenant elle peut transpirer
Sur les pieds de feu
Un sens développé
Pose le corps dans les flammes
L’âme devient un vent
O- Danseuse céleste
Maintenant tu es venu très près

Elle est devenue ce qu’elle ressent
Elle n’est pas là
Danseuse céleste
Âme céleste
Dans la nuit tu as dansé
Jusqu’à la mort
 

* * *

Les lumières quand tu pars
(Lyser når du drar)


Peux tu me voir
Tu sais que j’ai marché là-bas
Tu tiens une âme
Si lourde
Et sombre
Relève –moi
Libère moi
De ce que j’ai fait

Mère, ma mère
Maintenant la nuit tombe
Une petite fille est allongée
Là où tu es couché
Et je
Dois encore apprendre à partir

Ce que tu as donné
Veux montrer ce que tu as
Qui tu étais-
Chaque moment tu étais là,
Deviens le feu !- Les lumières quand tu pars
Les lumières quand tu pars

Peux-tu me voir
Tu sais que je me suis égaré
Ce dont j’ai besoin c’est la vie
Où j’ai été
Suis-moi
Dirige- moi
A l’endroit où tu veux

 * * *

Berceuse
(Vuggevise)


Je vais dormir, je suis fatigué
De ma profonde respiration
Je décolle et me précipite aveuglément
Dehors dans la nuit comme un vent
Sans corps, sans peau
Je me repose chez Dieu le Père.

Je vais dormir, je suis fatigué
Toutes les images que j’ai vues
Sombrent maintenant dans l’océan du sommeil
Qui est profond de rêves et de rouge
Sans âme, sans mot
Je me repose chez la Mère la Terre

Je vais dormir, je suis fatigué
A l’intérieur de mon système nerveux
On a besoin de terre et de ciel en bas
La création peut trouver place
Le mot devient corps et le corps devient mot
Dieu le Père et Terre la Mère

* * *